Coupe de la ligue : Le RC Lens rejoint le PSG en finale !

14 buts en deux matchs, que rajouter! Les demis finale de la coupe de la Ligue, disputées mardi et mercredi soir, nous ont offert un spectacle génial, notamment entre Le Mans et Lens, qui ont peut-être disputé le match de l'année. Des nordistes qui croiseront le fer avec le Paris Saint Germain en finale le 29 mars prochain, pour un ultime match qui sera un remake de l'édition de 1998. Retour sur ces deux demis finale explosives.

Paris, le spécialiste:

Mardi soir, le Psg était le premier à se qualifier pour la finale de la coupe de la Ligue. Véritable spécialiste des coupes nationales, le club de la capitale a battu une équipe bourguignonne rapidemment dépassée par la belle prestation parisienne. Une prestation qui passe presque finalement inaperçue, tant ce matin c'est encore une fois Landreau qui faisait parler de lui, en ayant concédé son troisième but "casquette" en autant de match. Son manque de confiance criant du moment se traduisait pas une bourde sur une tête anodine de Niculae, qui n'était pas sans rappeler le but concédé par Frey en Ukraine à l'automne dernier. Seulement cette fois, cette erreur était, heureusement pour le portier international, sans conséquence.

Si ce but restait anecdotique, au niveau du score donc, mais pas des médias, c'est que Paris avait déjà marqué deux buts en première période. Au sein de 45 minutes de hautes volées où les hommes de Paul Le Guen ont retrouvé un niveau de jeu digne de ce nom, Yepes ouvrait le score au bout de trente minute, et suite à une passe décisive de Armand ... de la tête également. Une partie du corps privilégié par les parisiens hier, puisque c'est de cette façon qur Bourillon transmettait le ballon à Pauleta juste avant le repos. L'aigle des açores, étrangement seul, plaçait un coup de casque violent qui finissait dans les filets auxerrois. Le portugais inscrivait son 5ème but en 4 matchs dans cette compétition, et rejoignait Yepes au rang des buteurs du soir, tout un symbole. La joie collective parisienne faisait plaisir à voir, et le club du président Cayzac avait quasiment son billet pour la finale.


Mais la seconde période allait marquer le début d'une retombée dans un faux rythme, les parisiens laissant venir de timide auxerrois, ces derniers ne provoquant pourtant pas le manque de confiance du portier parisien. Un portier qui allait donc s'incliner une première fois, à 20 minutes du terme, jetant un froid dans un Parc des Princes qui n'allait pas tarder à retomber dans l'euphorie après le beau raid solitaire de Mendy qui terminait son action par une frappe ... du gauche qui glissait sous les jambes de Riou, battu pour la troisième fois de la soirée. La place en finale assurée, Quercia allait pourtant profiter d'un certain laxisme dans la défense de la capitale pour inscrire un joli ciseau retourné en toute fin de match. Mais l'essentiel était ailleurs, et Paris avait déjà la tête tournée vers Leon Bollé.

Le Mans - Lens: Merci messieurs!

Au bout d'un scénario hitchcockien, Lens est venu à bout du Mans, mais les deux équipes ont laissé quelques plumes en vues des prochaines échéances en championnat. Il faut dire que les 22 acteurs voulaient absolument cette place en finale, et ils s'en sont donnés les moyens, c'est le moins que l'on puisse dire. Et c'est une frappe de Sidy Keita qui emmenait Lens au Stade de France, durant les prolongations. Car si les trente minutes supplémentaires n'ont accouché "que" d'un seul but, les 90 précédentes peuvent se venter d'en avoir vu huit fois plus.

On sentait d'ailleurs rapidement que cette rencontre était promise à nous offrir un grand spectacle, les attaquants prenant le pas sur les défenseurs dès l'entame de match. Les Sartois, mieux rentrés dans la rencontre, ouvraient le score grâce à Gervinho au terme d'un cafouillage et d'une petit frappe croisée de l'attaquant ivoirien. Mais les hommes de Rudy Garcia reculaient face à la fouge et l'envie lensoise, illustrait par le grand match du milieu offensif nordiste, Monterrubio. C'est lui, l'ancien rennais, qui tirait un coup franc lointain que De Melo déviait très légèrement dans ses propres filets. Les forces des hommes de JPP étaient décuplées, mais leur attention était restée aux vestiaires. En effet, un coup franc rapidemment joué voyait Gervinho se présenter seul face à Le Crom, titulaire lors des coupes nationales au détriment de Runje. L'ivoirien, premier buteur de la rencontre, transmettait parfaitement à Yebda qui marquait en force, à l'orée des arrêts de jeu. Leon Bollé allait voir ses protéger mener à la pause, du moins on le pensait. Un ultime très long centre de Belhadj, irrésistible depuis son transfert hivernal à Lens, terminait sa course pour la volée d'un autre ancien Lyonnais, Remy, qui marquait là un but superbe.


Superbe, comme le terme pour qualifier ses 45 premières minutes, mais nous n'étions pas au bout de nos surprises. La seconde période repartait à peine que Dindane profitait d'une erreur de la défense locale pour tromper Pelé et donner l'avantage pour la première fois à ses couleurs. Le Mans poussait alors, mais c'était trop brouillon, tout le contraire de Monterrubio. Le milieu gauche marquait, avec chance, un but magnifique, puisque sa volée en ciseau consécutive à un centre de Demont trouvait le poteau puis rebondissait sur la tête du portier manceau, qui, malheureux, voyait ce dernier rentrer dans ses filets. Cette fois, les champions de France 98 tenaient leur qualification, avec leur deux buts d'avances à moins de vingt minutes du terme. Mais l'abnégation mancelle en avait vu d'autre, et Matsui puis De Melo pour deux buts quasiment identiques, et sur lesquels l'ancien gardien de Guingamp n'était pas exempt de tout reproches, portaient la marque à quatre partout, escusez du peu. La suite, on la connait, une lourde de frappe de Keita, alors que tout le monde voyait les tirs au but apporter une décision finale.

Une finale qui opposera donc dans un mois et deux jours deux équipes qui sont mal en point en championnat, à savoir le Psg (16ème) et Lens (17ème. Quand on vous dit que cette Coupe de la Ligue est un vrai bol d'air pour des équipes en difficultés...) Rendez vous le 29 mars au Stade de France!


Déjà 7 réactions, et la vôtre ?

Fabe jeudi 28 février 2008 à 10:04
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Roooo!! Le gardien d'auxerre n'était pas Sorin, mais Riou!! :fache

FR


Arno jeudi 28 février 2008 à 10:19
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Exact, désolé :trucdeouf

Je l'ai changé :D


Patrick jeudi 28 février 2008 à 10:57
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Une belle finale en perspective entre deux équipes qui n'ont plus que ça et le maintient à jouer cette saison, :)


piotr jeudi 28 février 2008 à 17:49
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Oui belle finale , enfin je l'espere , je pense que ça va redonner un peu de moral aux troupes du PSG


Gonner vendredi 29 février 2008 à 21:46
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LE MAAAAAANS ( plainte déchirante ) :snif


Fabe samedi 1 mars 2008 à 11:26
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@Arno : "un ultime match qui sera un remake de l'édition de 1998"

J'avais pas relevé, mais c'est une erreur! En 1998, la finale de la coupe de la ligue était PSG-Bordeaux (2-2, victoire de Paris aux TAB). Patrick se souvient d'ailleurs certainement du coup-franc de Jipépé :D

PSG-Lens 1998, c'était la Coupe de France, ma préférée, et de loin! (Victoire du PSG 2-1)
:tomate

FR


Patrick samedi 1 mars 2008 à 13:07
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Ha oui le coup franc de JPP :amoureux
Son premier et unique but au Stade de France :sage


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