La finale de la Coupe de France qui s'est déroulée samedi soir au Stade de France n'a pas forcément récompensée l'équipe qui a dominée la rencontre. En effet Lyon a souffert pour remporter ce doublé historique, face à des Parisiens dominateurs qui ont affichés leur plus beau visage de la saison.
L'enjeu pour les deux équipes était de taille avant le début de la rencontre. Lyon pouvait réaliser un doublé historique Coupe-Championnat et Paris un doublé Coupe de France – Coupe de la Ligue.
Au niveau palmarès, Paris a remporté cette Coupe il y a deux ans, alors que le dernier succès de Lyon remonte à 1973 sous l'ère Lacombe.
Paul Le Guen et Alain Perrin ont alignés leurs équipes types.
L'Inter de Milan a remporté le Championnat d'Italie il y a quelques jours, aux dépend de l'AS Roma qui terminait deuxième. Les Romains ont pris leur revanche en finale de la Coupe d'Italie en empêchant les Milanais de réaliser le doublé Coupe-Championnat, grâce à une victoire deux buts à un.
Les deux clubs se retrouvaient pour la quatrième année consécutive en finale de cette compétition. L'Inter menait deux rencontres à un. Grâce à leur victoire, les Romains reviennent au score. La particularité de la rencontre de samedi soir est qu'elle s'est déroulée en un seul match, contrairement aux autres années où il y avait un match aller et un match retour. L'AS Rome avait l'avantage d'évoluer à domicile au Stadio Olimpico de Rome, et étaient les tenants du titre.
Jean-Michel Aulas menaçait de boycotter cette demi-finale de Coupe de France, il a bien fait de renoncer à cette idiote initiative. En effet, il aurait manqué une qualification de son équipe pour la finale, et un superbe coup franc de Juninho à la 88ème minute. Pourtant les lyonnais n'ont pas réussi à trouver la faille avant ce coup de génie, face à des Sedanais qui n'aurait pas non plus démérités d'aller au Stade de France.
Le jeu est pourtant égal en première mi-temps. Alain Perrin avait laissé Juninho et Benzema sur le banc pour aligner Hatem Ben Arfa, Fred et Kader Keita en attaque. Le reste de l'équipe est quasi-habituel avec une défense centrale Cris – Boumsong, Réveillère à droite et Grosso à Gauche. Bodmer, Toulalan et Kallstrom compose le milieu de terrain.
Le sextuple champion de France n'affiche pas forcément le niveau de jeu qu'on leur connait lors de l'entame du match. La première véritable occasion n'est qu'à la 19ème minute, lorsque Keita manquait son contrôle, après une feinte de frappe de Toulalan. Les Sedanais se procuraient également des occasions, mais Coupet comme à son habitude, gardait précieusement les cages lyonnaises. La première mi-temps n'est pas d'un niveau international, les occasions sont manqués de part et d'autres et les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score nul et vierge.
Tout au bout du suspense, à la dernière minute de jeu, le PSG à remporté la coupe de la ligue aux dépends du Racing club de Lens sur le score de 2-1.
Le but de la victoire est venue d’une belle contre-attaque lancée par Diané, trouve Luyindula qui s’écroule dans la surface. Monsieur Duhamel siffle penalty totalement bidon. Bernard Mendy transforme ce penalty imparablement et donne la victoire au PSG.
« Jérôme Rothen voulait tirer le penalty mais je lui avais dit il y a une semaine que s'il y en avait un, il était pour moi. Et donc j'ai pris mes responsabilités et l'essentiel, c'est la victoire. Je ne me considère pas comme le héros. J'ai simplement pris mes responsabilités pour tirer le penalty. Après, je pense que l'équipe a fait un bon match. C'est bien pour le moral. On a une autre finale à jouer dès mercredi », affirme Bernard Mendy après le match. C'est Pauleta, buteur pas toujours titulaire, qui avait ouvert le score pour Paris d'un lob astucieux. Eric Carrière, 35 ans comme Pauleta, avait égalisé en début de seconde période (59e).
Grâce à cette victoire, le PSG se qualifie pour la prochaine coupe de l'UEFA et est désormais détenteur du record de victoire dans cette compétition avec ses victoires de 1995 et 1998
14 buts en deux matchs, que rajouter! Les demis finale de la coupe de la Ligue, disputées mardi et mercredi soir, nous ont offert un spectacle génial, notamment entre Le Mans et Lens, qui ont peut-être disputé le match de l'année. Des nordistes qui croiseront le fer avec le Paris Saint Germain en finale le 29 mars prochain, pour un ultime match qui sera un remake de l'édition de 1998. Retour sur ces deux demis finale explosives.
Paris, le spécialiste:
Mardi soir, le Psg était le premier à se qualifier pour la finale de la coupe de la Ligue. Véritable spécialiste des coupes nationales, le club de la capitale a battu une équipe bourguignonne rapidemment dépassée par la belle prestation parisienne. Une prestation qui passe presque finalement inaperçue, tant ce matin c'est encore une fois Landreau qui faisait parler de lui, en ayant concédé son troisième but "casquette" en autant de match. Son manque de confiance criant du moment se traduisait pas une bourde sur une tête anodine de Niculae, qui n'était pas sans rappeler le but concédé par Frey en Ukraine à l'automne dernier. Seulement cette fois, cette erreur était, heureusement pour le portier international, sans conséquence.
Si ce but restait anecdotique, au niveau du score donc, mais pas des médias, c'est que Paris avait déjà marqué deux buts en première période. Au sein de 45 minutes de hautes volées où les hommes de Paul Le Guen ont retrouvé un niveau de jeu digne de ce nom, Yepes ouvrait le score au bout de trente minute, et suite à une passe décisive de Armand ... de la tête également. Une partie du corps privilégié par les parisiens hier, puisque c'est de cette façon qur Bourillon transmettait le ballon à Pauleta juste avant le repos. L'aigle des açores, étrangement seul, plaçait un coup de casque violent qui finissait dans les filets auxerrois. Le portugais inscrivait son 5ème but en 4 matchs dans cette compétition, et rejoignait Yepes au rang des buteurs du soir, tout un symbole. La joie collective parisienne faisait plaisir à voir, et le club du président Cayzac avait quasiment son billet pour la finale.
Mais la seconde période allait marquer le début d'une retombée dans un faux rythme, les parisiens laissant venir de timide auxerrois, ces derniers ne provoquant pourtant pas le manque de confiance du portier parisien. Un portier qui allait donc s'incliner une première fois, à 20 minutes du terme, jetant un froid dans un Parc des Princes qui n'allait pas tarder à retomber dans l'euphorie après le beau raid solitaire de Mendy qui terminait son action par une frappe ... du gauche qui glissait sous les jambes de Riou, battu pour la troisième fois de la soirée. La place en finale assurée, Quercia allait pourtant profiter d'un certain laxisme dans la défense de la capitale pour inscrire un joli ciseau retourné en toute fin de match. Mais l'essentiel était ailleurs, et Paris avait déjà la tête tournée vers Leon Bollé.
On croyait le club de Sua Emittenza (un des surnoms de Silvio Berlusconi) définitivement relancé après sa victoire à San Siro contre Naples dimanche dernier. Soit on s'est trompé, soit les Rossoneri ont fait l'impasse sur la Coppa Italia. En tout cas, après une défaite à San Siro en décembre lors du match aller contre Catane, qui n'est pas un foudre de guerre, les milanais n'ont pu mieux faire que matche nul 1-1 en match retour à l'extérieur. Bon, en fait, en lisant les déclarations de l'entraîneur Ancelotti, on comprend qu'il s'agit bel et bien d'une impasse : "cela m'ennuyait de poursuivre en coupe d'Italie". Les tifosi milanistes n'ont que modérément apprécié de constater que le grand Milan ne jouait pas tous les tableaux.
Reporté pour cause de pluie, le match Le Mans - Lyon à finalement pu se jouer cet après-midi à 15h, et le moins que l'on puisse dire c'est que nous avons assisté à une sacré surprise avec la victoire 1-0 d'une équipe mancelle généreuse. Privée de nombreux éléments, Le Mans à fait mieux que de résister à l'ogre lyonnais, et c'est fort logiquement que Matsui inscrit un superbe but du gauche à la 28e minute, Benzema tentera bien de ramener son équipe à égalité à plusieurs reprises, mais comme galvanisés par ce maigre avantage, Le Mans ne lâchera pas sa proie et infligera donc à l'OL sa première élimination de l'année dans une compétition où ils furent finaliste l'an dernier contre Bordeaux...