Euro 2008
Arno
lundi 30 juin 2008 à 11:39
Au terme d'une finale, comme souvent, fermée, l'Espagne a remporté son second championnat d'Europe des Nations, 44 ans après le premier acquis dans les années 60. Une période où aucun des joueurs n'étaient encore nés, bien évidemment, mais durant laquelle le sélectionneur hispanique, Luis Aragonès, avait déjà despulsations footballistiques dans le sang. Luis Aragonès, tellement critiqué durant son mandant, mais qui aura fait taire tous ses détracteurs pour son dernier match à la tête de la sélection, avant de rejoindre Fenerbahçe. Retour sur cette finale disputée à Vienne, et clôturant un superbe mois de juin, durant lesquels des millions de supporters ont vibré.
Finalement, Gary Lineker n'avait pas totalement raison. Le milieu anglais avait pourtant presque vu juste en annonçant au milieu des années 80: "Le football
est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin ce sont toujours les allemands qui gagnent". Cette généralité avancée ne s'est donc pas vérifiée au
coup de sifflet final de la rencontre opposant les germaniques aux espagnols. Une rencontre qui paraissait alléchante, quand au terme des quarts de finale
on se disait qu'on pourrait assister à une ultime rencontre Turquie - Russie. Et pourtant, cette finale inédite ne nous a pas offerte le spectacle escompté,
comme dans la plupart de ses matchs à très grand enjeu. Un but, un seul, signé Fernando Torres peut après la demi heure de jeu est venu apporter une
modification à un score figé le reste du temps.
Un temps que les allemands voyaient bien rapide, eux qui ne trouvaient aucune solution pour troubler une
arrière garde hispanique bien en place. Ce quatuor Ramos - Marchena - Puyol - Capdevilla qui peut se targuer d'avoir été la véritable base du succès de leurs
couleurs durant cette compétition, en ayant concédé seulement deux buts, lors des deux premiers matchs. Deux premières rencontres durant lesquelles
Villa aura éclaboussé de son talent la planète football, signant quatre buts lui permettant de finir meilleur buteur du tournoi. Mais on retiendra donc surtout
ce but, encore une fois l'unique du match, signé Torres d'une balle piquée par dessus Lehmann, alors que Lahm semblait avoir pris le dessus sur l'avant
centre de Liverpool.
El Nino qui pourrait d'ailleurs prétendre lui aussi à la plus belle récompense individuelle, le Ballon d'Or, tandis que tout le monde
annonce déjà Ronaldo comme étant le futur lauréat. Mais l'heure n'étant pas encore aux distinctions personnelles, saluons la __performance d'ensemble des
nouveaux champions d'Europe__, qui succède donc aux grecs à un palmarès où ils écrivent leur nom pour la seconde fois. Et on aura beau dire ce qu'on veut, ce
trophée n'est qu'une récompense totalement méritée pour une nation vibrant football, mais ayant toujours eu du mal à faire briller son équipe nationale
lors des plus grandes compétitions, continentales ou intercontinentales.






