Matthias Lanzinger est un skieur autrichien. Vous ne le connaissez surement pas, et moi non plus jusqu’à ce que j’ai vu cette horrible chute à la télé. Dimanche dernier (2 mars 2008), lors d’une manche de Coupe du Monde de Super-G masculin à Kvitfjell en Norvège, le skieur a lourdement chuté après s’être déséquilibré dans la descente. Son pied à fait plusieurs rotations sur lui-même, on le voit bien sur la fin de la vidéo.


Après cette chute, l’Autrichien souffrait d’une fracture tibia-péroné, avec de graves complications vasculaires sur la jambe gauche. Il a subi deux lourdes opérations, mais qui n’ont pas pu améliorer la circulation sanguine de sa jambe, il a donc été amputé. :weird

Mais je pense que cette amputation aurait pu être empêchée au vu des mesures prises par les organisateurs de la compétitions. En effet, entre sa chute et sa première opération, il s’est déroulé 6 heures. Six longues heures qui ont scellé le sort de sa jambe à mon avis. D’habitude, lors d’une lourde chute comme ça en ski, les participants sont immédiatement transportés en hélicoptère de secours dans un hôpital prévu à cet effet. Mais là, le skieur à été évacué en traîneau, puis à pied, puis dans un hélicoptère de tourisme jusqu’à l’hôpital d’Oslo, situé à plus de 200 kilomètres !! Incompréhensible.

Aucun hélicoptère n’était à disposition, et l’hôpital le plus proche n’était pas équipé pour recevoir des blessés graves. Pour rappel, en 2001, le grand Hermann Maier avait lourdement chuté, et son rapatriement rapide et efficace avait pu éviter l’amputation.

Via StephaneGillet.com

Antoine Dénériaz a officiellement annoncé sa retraite sportive mercredi matin au siège de la FFS. Une carrière faite de hauts et de bas, marquée par un titre de champion olympique inoubliable.

Les raisons de cette annonce :

Les nouvelles de ces derniers jours laissaient présager la décision d’Antoine Dénériaz. Depuis son forfait pour les épreuves de Beaver Creek après une 83e place désolante lors de la première descente d’entrainement et affecté par la lourde chute d’Aksel Lund Svindal, le skieur était rentré prématurément en France pour réfléchir. Sa 39e place en descente et sa 48e place en Super-G à Lake Louise lors de la première Coupe du Monde de la saison avait déjà entamé son capital confiance et ses bonnes dispositions de l’été dernier. Car après un hiver post-olympique catastrophique, le champion avait pourtant décidé de repartir : «Je me suis dit que ça pouvait arriver à n’importe quel sportif, que je n’avais pas le droit de baisser les bras et surtout d’arrêter comme ça», déclarait-il cet automne. Etre descendeur ne s’improvise pas et lorsque l’on a une boule au ventre au départ d’une course, mieux vaut ne pas s’engager sur les pentes endiablées des pistes du circuit mondial. Cette sensation de peur, Antoine l’avait depuis sa grosse chute à Are en mars 2006. Souvent, son entourage avait répété qu’on en avait sous-estimé l’impact psychologique. Toutes ces raisons additionnées auront eu raison de sa force de poursuivre une passion qui le pousse depuis plus de dix ans. A 31 ans, après 141 départs en Coupe du Monde, 6 podiums en descente et un titre olympique, le Haut-Savoyard tire sa révérence.



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